Changer ses habitudes avec la méthode Tortue

Tortue

Quel abonnement choisissez-vous pour commencer une nouvelle habitude ? La méthode Lièvre ou la méthode Tortue ?

Voici leur présentation :

  • Méthode Lièvre : fixez-vous les objectifs à atteindre, puis faites de l’effort constant tous les jours. C’est certain, vous réaliserez vos rêves en deux semaines seulement !
  • Méthode Tortue : fixez-vous un objectif et faites le minimum chaque jour. Genre, le minimum. Une semaine après, si tout se passe bien, augmentez un peu le niveau. Vous réaliserez vos rêves en, euh…eh bien, on verra bien…

Il faut dire que la bonne précipitation n’a jamais été mon fort. L’expression « Vite fait, bien fait » est la dernière chose que je pourrais mettre dans mon profil Twitter. Lorsqu’un danger surgit, ne comptez surtout pas sur mon sang-froid (j’aurais plutôt tendance à courir partout et stresser à mort).

Alors il semblerait normal que je renie la méthode Lièvre. Mais non, en fait.

Je m’y suis abonnée, parce qu’elle est bien plus attirante :

  • Un résultat qui surgit beaucoup plus tôt
  • Une méthode non-paresseuse
  • Et c’est moins cher (je gaspille moins mon temps)

J’y croyais ; le bon d’abonnement m’avait convaincue. Or, j’avais oublié de lire le paragraphe en tout petit, auquel personne ne fait attention :

Tu vas devoir transpirer beaucoup, cher ami(e). Là, tu fais un sprint, alors je compte sur toi pour tenir bon. T’as intérêt à courir vite, car sinon…que va-t-on faire de toi ?

Bien sûr que je voulais atteindre mes buts le plus tôt possible. Je m’étais dit : « Allons, dans les six mois qui suivent, tu devrais avoir tous tes objectifs atteints et passer le restant de tes jours en mode happy ending ». Je me serais sentie honteuse si rien n’avait été achevé.

Six mois ont passé, rien n’a été fait, et je demande un remboursement de la méthode Lièvre, illico presto.

Sauf qu’on ne peut pas rembourser le temps…

Puis je me suis souvenue que j’avais tendance à procrastiner.

Pourquoi la méthode Lièvre est moins efficace pour les procrastinateurs ?

  1. Elle décourage

Aussi simple que ça. Le lièvre doit sprinter ET avoir de l’endurance. Ça fait deux consignes de haut niveau.

  • Lorsque vous commencez à sentir un point de côté, le lièvre vous ordonne de continuer sur le même rythme, parce qu’il faut avoir un  bon mental.
  • Au moment où la vitesse de vos jambes se réduit, le lièvre soupire et vous avertit qu’il faut faire mieux que ça.
  • À la seconde où vous abandonnez en vous écroulant sur le sol, le lièvre s’exaspère et vous dit que vous êtes une patate.

J’ai dit au lièvre : «Demain, je peux bien le faire…non ? ». Mais le lièvre m’a répondu : « NON ! Tu n’es qu’une patate qui ne sait même pas faire un effort de 4 heures par jour ».

Sur ce, je suis retournée à la case départ. Puis une soudaine motivation m’a réveillée, et j’ai retenté la méthode Lièvre, avant de chuter. Et le processus se répète et se répète et se répète et se répète.

Quelque chose ne tourne pas rond chez moi ?

La méthode Lièvre ne me convenait finalement pas, bien qu’elle soit la plus convoitée. Regardez ces vingtaines de pubs, du style : « Perdez x-kilos en seulement une semaine ! », « Devenez polyglotte en même pas un mois ! », « Lisez 10 fois plus vite rien qu’en cliquant sur cette vidéo ! ».

Je ne veux pas critiquer cette méthode ; elle peut convenir aux personnes qui savent bien combiner l’accélération et l’endurance. Transpirer n’est pas un échec pour eux, mais un encouragement. Ce qui est plutôt une qualité.

Le problème vient après : seriez-vous capable de tenir après l’objectif atteint ? Continuerez-vous à faire du sport après avoir atteint votre silhouette désirée ?

Ceux qui réussissent à tenir sont très forts ! Mais la plupart des cas risquent de tomber aussi vite qu’ils n’ont atteint la ligne d’arrivée.

Dans cette fameuse fable de La Fontaine [¹], le lièvre perd. Et la tortue gagne, avec une démarche des plus nonchalantes qui soit.

Sa méthode à elle, c’est uniquement l’endurance. Alors elle avance à son rythme, lentement mais sûrement. Les autres compétiteurs sont loin ? Qu’importe. Elle continue, malgré les critiques telles que: «Ah, cette paresseuse qui a peur de l’effort… ».

Mais la tortue est loin d’être fainéante ; elle maximise ses chances de manière stratégique. Elle ne s’arrête pas.

J’aimerais aussi rajouter que le lièvre a une ambition en tête : la ligne d’arrivée. Mais…et si la tortue visait plus que cela, pour mieux se motiver ? Peut-être est-il question de changer ses habitudes non par pour une semaine, ou 5 mois, ou 3 ans, mais durant toute la vie.

Alors oui, on peut faire les choses petit à petit, et il n’y a aucune honte à ça.

Exemples d’habitudes par la méthode Tortue :

  • Manger au moins 1 fruit par jour
  • Lire au moins une page par jour
  • Marcher 4 minutes par jour
  • Écrire cinq phrases par jour
  • Apprendre un nouveau cours 20 minutes par jour

À vue de nez, cela parait tellement peu que les réaliser devient une banalité. Une semaine après, si vous commencez à dire : « Où est le piment, où est le challenge ? », vous pouvez passer au stade supérieur : au lieu d’un fruit par jour, j’en mangerai deux. Et vous verrez que ce n’est pas si difficile. En bref, la méthode Tortue joue des tours à votre mental, pour rendre les choses plus simples. Et par conséquent, plus motivantes.


Petit lien:
[¹] La Lièvre et la Tortue, de La Fontaine: http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/jean_de_la_fontaine/le_lievre_et_la_tortue.html

La peur de parler en public

Commençons cet article par un petit test :

Vous devez faire une présentation IMPROVISÉE devant toute la classe. Quel est votre état d’esprit ?

a) Génial !!! Aucun souci, je sais parfaitement m’exprimer à l’oral.

b) Mouais. Ça devrait le faire. J’improvise plutôt bien.

c) Bof…

d) Non ! Je…je vais me cacher derrière cette chaise. J’espère qu’on ne me verra pas.


Si vous avez choisi A ou B, on peut constater que vous vous sentez à l’aise en public.

Si vous avez choisi C, soit vous ne voyez pas vraiment pourquoi vous devriez vous lever pour parler, soit vous avez la flemme.

Si vous avez choisi D, l’expression orale n’est sûrement pas votre plus grande passion.

Et vous, Biwa et Pico, qu’avez-vous choisi ?

ORAL1_Biwa_derriere_chaise

Ok, Biwa. De un, tu es trop grande pour te cacher derrière une chaise. De deux,  je te choisis pour faire une présentation ORALE sur la timidité.

ORAL2_Biwa_disparue

Mais…

Voyez-vous, la réaction de Biwa est courante ; elle s’enfuit parce qu’elle a peur. C’est la méthode facile.

Le saviez-vous ? Parler en public est classée comme la peur la plus FRÉQUENTE, juste avant la mort [1]. La mort !!! Imaginez que plusieurs personnes préfèreraient mourir que d’être exposées sur une scène.

Mais pourquoi sommes-nous si effrayés des autres ? D’un point de vue personnel, je me demandais comment les professeurs faisaient pour faire de cette phobie fréquente, un métier. Quel talent ! Mais il s’avère que c’est surtout de la répétition, de la répétition, et encore de la répétition (l’habitude doit probablement s’installer si on enseigne tous les jours).

Et aussi…

L’affrontement des yeux.

hibou

Les yeux de cet hibou m’intimident

Normalement, quand on est prof, on fait face aux élèves. C’est plutôt un grand atout de regarder les gens dans le blanc des yeux. Pour ma part, je suis vraiment nulle dans ce domaine. Quand il faut regarder le prof, ça ne me pose aucun souci, puisque je ne suis pas le centre d’attention. C’est lui.

Jusqu’au jour où arrivent les maudits exposés.

Cette fois, le prof s’assoit au fond et c’est à VOTRE tour de parler.

NONNNNNNNNNNN….

Je dois admettre que les exposés, ce n’est pas mon fort. J’ai pleuré une fois comme un stupide oignon lors d’une présentation en anglais parce que je balbutiais comme un disque rayé, avant de perdre mes mots comme un camembert. C’est pourquoi écrire sur le trac me passionne tant.

Mais je ne suis pas la seule à être peureuse, et si par hasard vous êtes en train de lire cette phrase-ci en vous reconnaissant, vous non plus. Les statistiques le prouvent.

Quels sont donc les éléments qui nous font si peur ? Analysons ceci en détail :

  • Les yeux : ou « les miroirs de l’esprit » pour les poétiques. Vingt paires d’yeux qui vous fixent, et leur expression peut tout dire. Terrifiant.
  • Les cerveaux : vous avez en face de vous des êtres humains. Ils vous observent, donc leur vision est envoyée au cerveau, qui lui est censé penser. Et donc juger. Oui, et je répéterai ce mot horrifiant une fois de plus : Juger.
  • Vous-même : par manque de confiance, vous anticipez d’avance (et vos petites voix négatives ne sont pas vraiment là pour vous rassurer).
  • La présentation des autres : supposons que vous passez en dernier. Vous regardez donc les élèves défiler de un à un, et ils s’en sortent bien. Et puis il y a vous…

Bon. C’est bien stressant. Mais ces éléments sont-ils prouvés, ou est-ce juste le fruit de votre imagination ? Parce que si on se remet à les expliquer d’une autre manière, vous verrez que…

  • Les yeux : pas tout le monde va vous observer (à moins que vous ayez fait le sketch le plus déjanté qui soit). Et puis, même si on vous regarde, la classe n’est sûrement pas concentrée à 100% sur vous.
  • Les cerveaux : bien sûr qu’on pourra vous juger. Mais la plupart des gens seront bien plus concentrés sur leurs problèmes personnels que sur votre exposé de la cellule végétale.
  • Vous-même : par une science inexplicable, vous déduisez que vous allez échouer. Mais comment pouvez-vous le prouver ? Par les pensées négatives ? Ces dernières ne sont pas des voyantes.
  • La présentation des autres : vous n’êtes sûrement pas la seule personne à être nerveuse. Les élèves qui sont déjà passés n’ont plus rien à stresser, puisqu’ils ont enlevé leur poids lourd le plus tôt possible.

Quelques conseils pour tenir le coup :

  • Se préparer : je me suis rendu compte après ma présentation ratée, que je ne m’étais pas entraînée à l’oral. Résultat : je n’avais aucune idée à quoi m’attendre. Par-contre, si vous répétez votre exposé avant la veille, ça vous donnera un peu plus de confiance ; vous savez que ce que vous voulez dire. Bon, s’il s’agit de faire une improvisation, ce sera plus compliqué. En tous les cas, il faut toujours…
  • Respirer : on le dit souvent. Buvez aussi (mais pas trop au point de courir aux toilettes en plein milieu de la séance).
  • Lever la main : si on demande des volontaires pour passer en premier, sachez que ce peut être apeurant sur le court-terme. Par-contre, c’est HYPER SATISFAISANT PAR LA SUITE PARCE QUE PLUS TÔT VOUS ENLEVEZ UNE TÂCHE, MIEUX C’EST.
  • Ne pas regarder les yeux : on dit souvent ça, aussi. Mais ne vous mettez pas à parler au tableau non plus ! Imaginez qu’il y a Shrek au fond de la salle, et adressez-vous à lui.
  • Si jamais vous gaffez : faites la danse des canards, car ceci fera oublier la faute que vous aviez commise une minute avant.

Mais surtout, dites-vous ceci : votre exposé n’est pas « spécial ». Ça peut paraître rabaissant, mais très franchement, ça enlève un poids. Les autres ne vont probablement pas se rappeler de votre oral pour les jours à venir. On ne va pas analyser chaque mot qui sort de votre bouche, ou chaque geste que font vos mains moites. Il se peut même que l’on ne vous voit pas stresser à mort (contrairement à ce que vous pouvez imaginer). À l’extérieur, ça se voit beaucoup moins.

ORAL3_Biwa_cachée


[1] Des statistiques sur la phobie de parler en public: http://brandongaille.com/14-fear-public-speaking-statistics/

 

Silence interne

nuit

Voyez-vous ce moment où vous êtes éveillés, mais que toute votre famille est couchée ? Peut-être vers minuit, ou bien trois heures, ou encore six heures du matin. Peu importe si vous êtes un hibou nocturne, ou bien un oiseau matinal. Ou alors, vous venez de vous réveiller en plein milieu d’un cauchemar (ou d’un magnifique rêve de nuages sucrés, qui s’est brusquement arrêté).

Ce moment…si silencieux.

Supposons que vous n’ayez pas allumé la lumière. Vous voilà sur le lit, et la fenêtre affiche un ciel bleu marin. On n’entend pas une voiture rouler. Non seulement votre famille, mais probablement la plupart des gens du quartier semble dormir à poings fermés. À vue de nez…Tous les bâtiments sont sombres, et pas un seul rayon de lumière défile.

Le silence, c’est apaisant.

Peut-être qu’à ce même instant, dans ce quartier, quelqu’un est éveillé et pense aux mêmes choses que vous. Des questions existentielles, des réflexions philosophiques au milieu de la nuit, ce genre d’idées. Peut-être que cette personne est insomniaque, et qu’elle a bien l’habitude d’avoir du mal à fermer l’œil de la nuit.

En tout cas, imaginez-vous des personnes qui sont en train de regarder à la fenêtre en même temps que vous ?

Probablement. Sûrement. Certainement ! On est tellement nombreux dans ce monde.

Il y a vraiment des milliers de choses qui se passent simultanément, d’heureuses surprises aux événements plus graves.

Mais la pièce dans laquelle vous êtes est si paisible.

Le silence cohabite avec le monde ambulant.

Cher blog, tu seras moins pris au sérieux !

Ça fait longtemps que je ne suis pas allée sur mon propre blog. Pas envie, pas de motivation, pas de contenu pertinent ? Je ne sais pas trop, à vrai dire.

En fait si ! Je pense que c’est la peur.

Lorsque vous twittez ou écrivez un message à quelqu’un, le relisez-vous à plusieurs reprises ? Pensez-vous souvent à la future réaction des autres ? Puis, après avoir appuyé sur le bouton « Envoyer », regardez-vous l’écran avec stupeur en vous exclamant : « Ahhh ! Mais je n’aurais peut-être pas dû écrire cette phrase-là/ce mot-là/ce point-là !!!! »

*S’ensuit une terrible musique de film d’horreur à faire sauter au plafond*

Bon, ceci est un peu exagéré, mais c’est une représentation valable de mon ressenti. Si vous n’avez pas tendance à vivre cet intense moment de suspense, très bien ! Continuez comme ça. Par-contre, si vous vous reconnaissez dans la peur du jugement…sachez que vous n’êtes sûrement pas les seuls.

Alors pourquoi es-tu en train d’écrire un article en PUBLIC alors que tu as peur des réactions ?

C’est bien évidemment contradictoire. Un mois avant, je m’étais posée la même question. À quoi bon ? Alors j’ai abandonné et j’ai acheté un journal à la place.

Et étrangement, écrire sur un journal me fait sentir moins…stressée. D’une part parce que je me sens plus libre de noter les premières choses qui me passent par la tête. Ici, pas de correction, pas de doutes.

En écrivant un blog, même s’il n’est pas connu, c’est projeter une partie de soi aux autres visiteurs. Et d’autre part, c’est montrer une image (qui n’est peut-être pas ce qu’on est vraiment).

Alors oui, écrire en public lorsqu’on a peu de confiance en soi, c’est contradictoire, mais je pense aussi que c’est une sorte de…thérapie. J’ai le droit de m’exprimer en affrontant mes peurs sociales, et si quelqu’un le lit et apprécie, c’est très bien. Si personne ne l’apprécie, c’est très bien aussi. Parce que mon but est de surmonter ma peur de l’écriture (le blocage, surtout), qu’importe ce qu’on en dit.

Or, j’avais une autre perception avant ; mon supposé « but » était que j’aie un bon blog, qui soit bien écrit, qui puisse être apprécié, et dont je puisse être fière. Rigueur et perfectionnisme étaient les qualités que je souhaitais avoir.

J’ai essayé. Mais j’avoue que ça m’a vite stressée, et que ce n’est plus devenu une partie de plaisir.

Quand vous attendez trop de votre projet, il y a des chances d’être déçu. Je voulais un « bon » blog, mais qui peut vraiment définir ce qui est bon ou pas ? N’est-ce pas plutôt subjectif ? Vaut-il mieux continuer à écrire plutôt que d’avoir des articles « corrects » ? Parce que déduire si un article est OK ou pas pour poster, ça m’a vite agacée.

Je prenais mon blog trop au sérieux.

pencil

Du coup…

Si vous doutez trop du fait que votre article ne soit pas assez bon…publiez un mauvais article ! (en toute subjectivité).

Je vais essayer de m’adonner à cette nouvelle technique. Je le fais même déjà avec cet article (pour la première fois depuis la création de ce blog, je ne relis que pour m’assurer que mes phrases sont compréhensibles et que je n’ai pas fait de fautes, mais ça me prend beaucoup moins de temps !). Et au lieu d’écrire sur l’éditeur de WordPress, je le fais sur un document Word.

Résultat : je me sens plus soulagée.

Mais je n’ai rien contre l’écriture bien présentée, relue, pour un blog bien présenté. Ça dépend de ce que vous voulez faire : un site à l’allure professionnelle ? Un blog stylé et structuré ? Recherchez-vous des lecteurs, un type de niche ? Dans ce cas, il peut être utile de bien préparer son texte. Mais on retrouve aussi d’autres sites avec des intentions plus personnelles, des articles débiles aux passions loufoques. C’est cool de savoir qu’on a l’embarras du choix.

Et écrire d’une façon moins réfléchie (sans me poser mille doutes tandis que je tape sur le clavier), ça me rend plus libre. Et c’est une habitude que je souhaiterais développer chaque jour.

Si jamais vous avez également ce blocage, ces conseils pourraient peut-être aider :

  • Essayez de vous déconnecter de votre blog pour l’instant, et écrivez ailleurs. Sur du papier ou votre journal intime…
  • Écrivez d’une façon brouillonnée, non-perfectionniste. Plus c’est abject, mieux c’est. Le texte est nul ? Eh bien vous avez eu ce que vous vouliez : un texte nul. Est-ce la fin du monde ? Non. Qu’est-ce que vous perdez ? Rien.
  • Dites-vous qu’un projet achevé et « pas à la hauteur » est mieux qu’un projet « bien » et jamais commencé.
  • Qui va vraiment se mettre à inspecter votre projet à la loupe, de toute façon ? La réaction des autres est hors de votre contrôle. Par contre, s’il y a quelqu’un qui peut contrôler votre propre projet, c’est vous.

Anticipation

Ça y est, le Nouvel An est arrivé ! C’est la période des feux d’artifices, des galettes de rois, et aussi…

…des fameuses résolutions.

Pas tout le monde n’en fait, mais c’est quand même une tradition qui s’est imposée. Bien évidemment, on aurait pu les appliquer au milieu du mois d’Août. À la plage. En plein repos.

Alors pourquoi attendons-nous le 1er janvier pour enfin dire : « C’est bon, à partir d’aujourd’hui, je me mets au jogging tous les matins ? »

C’est peut-être que la même impression que lorsqu’on achète des cahiers tous neufs pour la rentrée ; une satisfaction indescriptible s’installe lorsqu’on ouvre la première page blanche…et en plus elle sent bon.

Enfin bref…ceci est une exagération (ça sent vraiment bon ?). Mais vous voyez où je veux en venir…Tourner une nouvelle page, ça peut être rassurant. Et le fait qu’on soit passés en 2017 est quelque chose d’autant plus symbolique.

Donc, dans la joie et la bonne humeur, les gens ont tendance à espérer que leur « nouvelle » vie sera meilleure que la précédente. On anticipe.

Anticipation…

Peut-être que c’est grâce à ça qu’on continue à avancer. Qui peut bien savoir ce qui va arriver demain ? On avance en espérant que les prochains jours seront meilleurs.

J’ignore si ça si on se force à y croire ou pas. En tout cas, je pense plutôt que c’est une sorte d’instinct, qu’importe son pourcentage. On anticipe, on espère, on s’agrippe.

Mais le plus dur reste de faire.

Si on s’attend à passer une meilleure année, il y a plus de motivation pour résoudre nos problèmes et poursuivre nos rêves. Et vice-versa : si on décide une bonne fois pour toutes de s’activer, on s’attend à un meilleur futur.

C’est probablement pour cela que l’on décide de faire des résolutions. Et sûrement pour cela que le souhait le plus courant en ce 1er janvier soit :

Bonne-Année2

Joyeux Noël

Biwa et Pico vous souhaitent de bonnes fêtes !

Bref, la période est revenue.

  • Pulls confortables et réchauffants
  • Tasses de chocolat parfumé
  • Bûches colorées

Qu’il fasse chaud ou qu’il neige, passons les prochains jours avec optimisme !

JOYEUSES FÊTES !

Ho ho ho ! Je suis le Père Noël !

– Pico

Progresser après une chute

Métaphoriquement parlant, ce pourrait être une haute montagne sur laquelle on grimpe sans s’arrêter. Pour en arriver au pic…

À chaque fois que je voulais me motiver, j’avais cette image en tête ; grimper, grimper, de plus en plus haut.

En un graphique simple, telle était ma représentation du progrès :

Biwa_grimpe1

Mais au fil du temps, je suis devenue de plus en plus incertaine. Du coup, je ne suis plus sûre que le dessin d’au-dessus soit motivant.

Désormais, voilà comment j’observe le progrès :

Biwa_grimpe2

C’est une vallée plutôt pointue.

Parfois, on pense que c’est mal d’aller plus bas, mais si c’était inévitable ?

Si on court très vite, on a plus de risques de tomber. Et c’est douloureux.

Mais se relever l’est peut-être encore plus.

En même temps, c’est ça qui nous fait progresser.

Ne dit-on pas que monter une pente, c’est plus fatiguant que de la descendre ?

Retrouver sa motivation après une chute, c’est très…fort.

Tandis que monter sans jamais avoir l’expérience de tomber, c’est peut-être rassurant, mais lorsqu’une grosse pente descendante se pointe à l’horizon, la chute sera plus frustrante.

Petite citation pour conclure:

Je n’ai pas échoué. J’ai simplement trouvé 10 000 solutions qui ne fonctionnent pas.

– Thomas Edison (inventeur), à propos de l’ampoule

Ce sentiment d’infériorité qui pourrit la vie

Quand Biwa se regarde dans le miroir, elle se dit qu’elle n’est pas mal.

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Elle est plutôt satisfaite de sa personnalité. Et ses capacités sont plus qu’intéressantes: elle sait nager, chanter, et danser la danse des bélugas.

Elle a tout pour être heureuse, non ?

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biwa-est-surprise

Non ?

biwa-triste

Mais qui est ce Super-Béluga qui vole d’une manière sublime ?

On aurait dit un personnage tout droit sorti des BD fantastiques. Pour information, Super-Béluga est un beluga de l’espace; il vole dans l’univers pour sauver les victimes, nage à 250 km/h, sa voix peut passer de la basse au soprano en 0,1 seconde, et il danse comme si sa vie en dépendait. Sans rajouter qu’il est beau et que sa personnalité est une des plus attachantes.

Bref. Super-Béluga est…comment dire…compétent.

Quand Biwa le regarde, puis observe son propre reflet, elle se sent…nulle.

Dans une planète nommée Terre, les humains ont aussi ce sentiment d’infériorité. Parce qu’il y aura toujours quelqu’un de plus fort, de plus beau, de plus talentueux, et de plus glorieux que nous.

À l’époque, j’avais souvent envie d’être une autre personne, parce que je n’étais pas trop ceci, ou pas assez cela. Lorsque je voyais les autres, je ne pensais pas juste: “Oh, comme il/elle est intéressant(e) !”, mais plutôt: “Oh, comme il/elle est intéressant(e) comparé à moi !”. En bref, je ne pouvais m’empêcher de me mesurer aux autres, pour en arriver à la conclusion suivante: j’étais moins ceci. Moins cela. 

Bref, cette façon de penser est plutôt toxique, et je suis contente d’avoir changé depuis. 

Si jamais le sentiment de ne pas être assez “bien” surgit, voici donc:

10 constatations potentiellement évidentes 

1 – Vous habitez dans votre corps, et vous le serez pour toute la vie

C’est flagrant: vous serez à jamais coincé en vous-même, à moins que les futures technologies n’interviennent, et ce n’est pas encore prêt d’arriver. Donc, ça ne sert pas à grand-chose de vouloir être quelqu’un d’autre. Que faire alors ? Pas si simple de vivre en collocation avec quelqu’un que l’on n’aime pas assez. Mais coup de théâtre ! Cette personne ne vous lâchera pas les baskets, pour rien au monde ! Donc…

2 – Vous ne vous connaissez peut-être pas assez

De nos jours, on croit encore que la solitude est “bizarre” et que c’est “quelque chose à fuir comme la peste”. Quand on est célibataire à vingt-cinq ans, les gens se posent des questions. Par-contre, quand on se divorce après trois années de mariage, c’est déjà plus compréhensible.

N’hésitez donc pas à passer du temps avec vous-même. Vous parviendrez ainsi à mieux déterminer les activités qui vous plaisent, et celles que vous rejetez. Aller au cinéma ou se promener en mode solitaire, pourquoi pas ?

3 – La meilleure collocation, c’est celle où une amitié se forme

Plus vous vous connaîtrez, plus vous aurez des surprises. Cette personne qui réside à l’intérieur de vous n’est pas aussi banale que vos anciens préjudices. Même qu’elle peut vous faire rire hystériquement ! (et là, les personnes autour de la table se demandent si la folie s’est imprégnée en vous).

C’est avec cette propre personne que vous voyagerez, que vous vivrez de nouvelles expériences, que vous apprendrez. C’est avec elle que vous partagerez vos plus beaux moments, ainsi que vos déceptions les plus profondes. 

4 – Pas d’amitié sans conflits

Je me demande s’il existe des personnes constamment satisfaites avec elles-mêmes; le mot « tristesse » leur est inconnu, elles n’ont jamais de doutes, n’hésitent pas une seconde, et se réveillent tous les jours en faisant un parcours de galipettes. Ceci avec le sourire le plus énergétique qui soit. Typique.

Je ne sais pas. En tout cas, d’un point de vue personnel, il m’arrive de douter de ma personne de temps à autre. Peur de gaffer. Peur de prendre des risques. Ou alors, j’en ai pris et il ne fallait pas en prendre (joyeuse constatation). C’est à ce moment précis que défile une personne du type Super-Béluga, et je me dis: “Si seulement j’étais com…”

5 – …Super-Béluga a aussi des ennuis

Même si Super-Béluga a l’air d’avoir la confiance dans sa peau, il pense parfois:              

Wow, est-ce que je mérite vraiment d’être aimé par tant de monde ?”.

Ou encore:
“Je pense trop aux personnes qui me détestent…”

Mais il doit être émotionnellement fort et faire avec. 

Cette personne que vous enviez, c’est sûrement un humain. Qui que l’on soit, on a sûrement déjà eu des doutes. Vous n’êtes donc pas seul(e) dans cette situation.

6 – Envier ≠ Admirer

Quand on envie Super-Béluga, on aimerait avoir ses possessions, sa personnalité, tout ce qui émane de lui.

Quand on admire Super-Béluga, on le regarde avec un sentiment d’étonnement et d’approbation, et on est même fier qu’il soit ainsi.

7 – C’est OK de ne pas être cool

D’ailleurs le standard du coolisme est lui-même un peu flou…

8 – C’est OK d’être “normal”

Dans ce monde médiatisé, les buzz nous sont balancés comme des abeilles: soit un Youtubeur qui n’a absolument pas peur du vertige,  soit la mère qui filme son enfant en train de faire les adieux à son poisson rouge, puis de pleurer. Tellement d’actualités au bord de l’extrême qu’on viendrait même à se demander si nous sommes normaux. En effet, la normalité de nos jours, c’est de ne le pas l’être.

Mais en réalité, ces buzz ne sont qu’un petit pourcentage de la population mondiale [¹]. 

Du coup, il n’y a aucune honte à ne pas avoir de talent suprême, ou une anecdote quotidienne postée sur Youtube. 

9 – Il y a sûrement plus de travail que de talent

Suite au point précédent, Super-Béluga est loin d’être “normal”, mais ça m’étonnerait qu’il soit né avec dix pouvoirs en un coup. D’accord, c’est vrai qu’il a la natation dans son sang, mais s’il ne s’était jamais entraîné, s’il n’avait pas bougé d’une seule nageoire, il ne pourrait en aucun cas devenir champion de la nage à 250 km/h.

Donc, si jamais le sentiment d’infériorité s’installe parce qu’Untel joue mieux à la flûte que vous, regardez plus loin: comment en est-il arrivé là ? Peut-être a-t-il consacré la moitié de son temps à ça, et le travail a payé.

L’effort est donc à considérer. Mais si vraiment, vraiment, vous n’y arrivez pas à cause d’une compétence trop élevée, rapportez-vous au point 8.

10 – On a quelque chose d’unique

Mis à part le fait qu’il peut y avoir des personnes physiquement similaires à vous [2], votre passé, vos expériences, votre personnalité, vos passions, vos soucis et vos rêves n’en font qu’un; faites le mélange de tout ça, et vous obtenez un gâteau unique.

Mon but n’est pas de vous comparer à une pâtisserie (mais c’est très flattant) ! Quoique, si nous l’étions, imaginez toutes les nuances et les parfums constituant notre diversité.

Mais au moment où l’on rejette sa propre personne, en voulant sans cesse paraître comme une autre, c’est là que le gâteau perd de sa saveur.

Il n’y a donc pas de honte à être (avec) soi-même.


Des liens parfaitement uniques:

[¹] Faire partie de la moyenne n’est pas un drame: https://markmanson.net/being-average

[2] Des inconnus physiquement similaires: http://www.demotivateur.fr/article-buzz/vous-pensiez-que-vous-tiez-unique-ce-photographe-r-unit-des-inconnus-dans-la-rue-qui-ressemblent-pourtant-de-parfaits-jumeaux–1118

Une conversation avec Blocage d’Écriture (Partie 2)

Voici la Partie 1 de l’histoire.


À la sortie du salon de thé.

Écrivain 1, 2, et 3 prennent la poudre d’escampette.

Écrivain 3 : Ouf ! On l’a échappé belle. Tu aurais vraiment dû te calmer un peu, Écrivain 2 !

Écrivain 2 : Hé, n’insiste pas, il n’est plus à nos trousses maintenant.

Écrivain 1 : Mais…notre…problème n’est toujours…pas…

Écrivain 1, Écrivain 2, Écrivain 3 : …résolu.

Écrivain 3 : On a tous dit un mot en même temps ! Vous ne pensez pas qu’on devrait faire un vœu ?

Écrivain 2 : Euh…je ne suis pas très superstitieux, mais ouais, si tu veux.

(Tous trois souhaitent que Blocage disparaisse pour de bon).

Écrivain 1 (une minute après) : Euh…vous êtes…sûrs ?

Écrivain 2 : OH !

Écrivain 3 : Que… ?

(Blocage se trouve juste derrière eux !).

Blocage : Gnek !

Écrivain 3 : Bonjour, Blocage. Nous allions just…

Blocage : J’ai faim ! TRÈS FAIM. Maintenant que vous avez tous l’air déstabilisés, je CRÈVE DE FAIM.

Écrivain 3 : Ah oui, c’est compréhensible… (chuchotant tout bas à Écrivain 1 et Écrivain 2) Comment peut-on le stopper ?

Écrivain 2 (tout bas: Qu’est-ce que j’en sais, moi ? Tu me prends pour un expert ?

Écrivain 1 : Je…

Écrivain 3 : Non, mais tu as plus d’expérience que moi.

Écrivain 1 : Écoutez…

Écrivain 2 : Mais t’es plus prudent, toi. Fais quelque chose, mince, on ne peut pas le laisser bouffer notre confiance !

Écrivain 1 : …moi…

Écrivain 3 : Je ne voudrais pas t’importuner, mais il me semble déjà qu’il est en train de la mâcher.

Écrivain 1 : STOPPPPPPP !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Écrivain 2, Écrivain 3, Blocage : Hein ?

Écrivain 1 : Regardez-le…Je crois que…c’est juste…une feuille de…papier.

 

blocage-papier

Écrivain 2 : Ah…ah ouais.

Écrivain 3 : Mais comment ne s’est-on pas rendus plus tôt à l’évidence ?

Écrivain 2 : Hé, Blocage, c’est vrai que t’es une feuille blanche, et pas un monstre ?

Blocage : Moi, une feuille blanche ? Pff. Figurez-vous que je suis le monstre le plus redoutable qui soit ! Rien ne peut me stopper, sauf peut-être les tatouages, mais sinon, rien…

Écrivain 2 : J’ai compris ! Quelqu’un a un stylo ?

Écrivain 1 (en lui tendant un Bic bleu) : Oui.

Blocage : Hé ! Attendez ! Je n’ai rien dit.

Écrivain 3 : Formidable idée ! On compte sur toi pour lui écrire dessus, Écrivain 2 !

Blocage : Non ! Non ! Non ! Je retire ce que j’ai dit ! Arrêtez ! Je sais hypnotiser, sachez-le ! À partir de trois, vous oublierez tout ce que j’ai dit ! UN, DE…

Écrivain 2 (en écrivant sur son corps) : Trop tard, Blocage. On va tous te faire de jolis tatouages en guise de cadeau. Ah, je ne me suis jamais senti aussi serein. À toi, Écrivain 1.

Écrivain 1 (en prenant le stylo pour écrire sur Blocage: Ah, je ne me suis jamais senti aussi…libéré. À ton tour, Écrivain 3.

Écrivain 3 (en prenant le stylo pour écrire sur Blocage: Ah, je ne me suis jamais senti aussi insouciant ! J’ai fini !

Écrivain 2 : Bon, lisons donc ce que nous avons écrit (lit à haute voix) :

Cher Blocage,

nous avions peur de vous. Mais ça, c’était avant. Nous savons à présent que vous nous avez bien eus…

Votre déguisement me donne envie de rire. Je voulais vous remercier ; je ne savais pas que vous étiez quelqu’un de débile.

Continuez à venir nous hanter ! La prochaine fois, je saurai : je mangerai vos Doritos.

Blocage : Ok, vous m’avez bien eu. Mais je vous aurai la prochaine fois ! Comptez sur moi.

Écrivain 2 : Oui, quand tu voudras. On saura comment s’y prendre avec calme.

Écrivain 3 : On commencera par écrire une phrase, même si elle est imparfaite.

Écrivain 1 : Alors…fonçons !

(Écrivain 1, Écrivain 2 et Écrivain 3 se tapent dans les mains devant leur rédaction brouillonnée).

– FIN –

Une conversation avec Blocage d’Écriture

Avez-vous un sentiment de vide lorsque vous observez votre page blanche, sans savoir par où commencer ?

Alors vous connaissez sûrement « Blocage », un petit monstre narcissique.

3 écrivains en ont eu assez ; ils ont donc pris rendez-vous avec lui dans un salon de thé, pour faire le point.

blocage-salon-de-the1

Écrivain 1 : Bl…Bloc…Bloca…

Écrivain 2 : Faut qu’on cause, Blocage.

Écrivain 3 : Oui, c’est ça. Il faudrait qu’on parle.

Blocage (narquois) : Gnek haha nabroughth. Je vous écoute.

Écrivain 2 : Pourquoi existes-tu ?

Écrivain 3 : Allons, allons…Ce n’est pas un peu violent, ce que tu dis ?

Écrivain 2 : Mais non, tu l’as vu ? Il n’a pas l’air fâché.

Écrivain 3 : On ne sait jamais…il faut bien choisir ses mots pour lui parler ; peut-être cache-t-il son envie de nous attaquer ? Écrivain 1, tu n’as rien à ajouter ?

Écrivain 1 : Tout..tout va…pour le mie…

Blocage : Bon, vous voulez que je parle, ou quoi ? Si j’avais su que vous seriez si perturbants, je ne serai pas venu à ce stupide salon (boit son thé à la camomille).

Écrivain 3 : Ok. Alors, qui commence ?

Écrivain 1 : Pas…pas moi…

Écrivain 2 : Bon, ça va donc être moi. Alors, Blocage, on n’a pas l’intention de te blesser ni quoi que ce soit, hein. Mais si tu pouvais nous ficher un peu la paix, ce serait cool.

Écrivain 3 : Nous vous en serions grandement reconnaissants.

Écrivain 1 : Oui…

Blocage : Ha ha ! Comme si j’avais pitié de vous ! Mais je ne vous dérange pas tant que ça, si ?

Écrivain 1 : Tu…nous…fais peur.

Écrivain 2 : Ouais, et à cause de toi on ne peut que fixer la page Word de l’écran, sans savoir quoi écrire.

Blocage (en riant: Oh, pauvres petits…Ce que vous pouvez être mignons…

Écrivain 3 (flatté: Ah bon ?

Écrivain 2 : Il se moque de nous, tu ne vois pas ?

Blocage : Bon, puisque vous y tenez tant ; voulez-vous savoir ce qui m’attire tant chez vous, pour venir vous hanter ?

Écrivain 3 : Oh, dites-nous, s’il vous plait.

Blocage : Vous êtes sûrs ?

Écrivain 3 : Oui, nous le sommes.

Blocage : Sérieusement, vous donnez votre langue au chat ?

Écrivain 2 (s’exclamant): Mais crache le morceau, à la fin !

Écrivain 3 : Écrivain 2… Sois plus prudent, je t’en prie.

Blocage : Eh bien je vais vous le dire tout de suite : c’est votre nourriture. Hmm ! Si délicieuse ! (se lèche les babines).

Écrivain 1 et Écrivain 3 (se regardent: Oh…

Écrivain 2 : Sale voleur ! Je me disais bien qui avait mangé mes cookies Chips Ahoy.

Blocage : Euh, par-contre, je déteste les cookies ! Je ne t’ai les ai pas volés. Quand je parlais de nourriture, je voulais dire…

Écrivain 3 : Des coquilles Saint-Jacques ?

Écrivain 2 : Des M&Ms ?

Écrivain 1 : Des Babyb…els ?

Blocage : Non, non, non. Rien de tout ça. Je hais la nourriture des humains ! Moi, ce que je mange, c’est votre confiance ! Gnek nsauhdue (bruits incompréhensibles) !

Écrivain 2 : Rends-la nous, idiot !

Blocage : Et je vais vous dire pourquoi : Écrivain 1, tu doutes beaucoup de tes capacités, et j’adore ! Ça rend ta confiance moelleuse, mmh ! Écrivain 2, ton impatience s’assaisonne parfaitement à tes subites colères. Et Écrivain 3, je mange de la haute gastronomie avec ta prudence et ton perfectionnisme. Vos trois plats combinés ensemble, c’est…comment dire…un délice !

Écrivain 2 : Beurk.

Écrivain 3 : Je suis donc trop perfectionniste ? Il est vrai que je réfléchis toujours avant d’écrire. Mais je n’arrive jamais à trouver LA phrase parfaite, alors je laisse toujours ma page en blanc.

Écrivain 1 : Et moi, euh…je pense…que…je n’y arriverais pas.

Écrivain 2 : Et moi je dis que ce monstre n’est qu’un stupide égoïste, et qu’il raconte n’importe quoi !

Blocage : Hé ! Ce n’est pas de ma faute si ta nourriture est si bonne !

Écrivain 2 : T’avais juste qu’à pas la bouffer ! Sale traître !

Écrivain 3 : Allons, du calme, Écrivain 2. On peut arranger cela…

Écrivain 2 : NON ! (lance le thé à la camomille sur Blocage).

Blocage est tout mouillé.

Écrivain 3 : Mais qu’as-tu fait ?!

Écrivain 1 : Oh non…il…il…devient…

Écrivain 3 : Il a triplé de taille, ce n’est pas possible. Écrivain 2, tu y es allé un peu fort, à mon avis.

Écrivain 2 : Au lieu de causer, pourquoi ne courrons-nous pas ?

Écrivain 1 et Écrivain 3 : J’avoue…

Écrivain 2 : FUYEZ !!!!!!!!!

Ils courent tous.

– Partie 2 à suivre –

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